Guide · mis à jour en septembre 2026

Calculer son prix pour un marché public.

La méthode de calcul ne change pas : déboursé, frais, marge. Ce qui change, c'est que le prix se remet dans un document imposé, qu'il est noté contre les autres offres, et qu'il engage à la signature.

4 étagesdéboursé sec, frais de chantier, frais généraux, marge : la décomposition que le chiffrage écrit pour chaque ligne du bordereau
13 min105 lignes chiffrées sur les pièces du dossier, CCTP, CCAP et DPGF lus ensemble, avec la source de chaque prix
3 formatsDPGF, BPU, DQE : le même calcul, ligne à ligne, quel que soit le bordereau du dossier
Chiffrer mon bordereau Demander une démo Le bordereau se chiffre ligne à ligne, chaque prix décomposé et sourcé. La démo, 15 minutes, montre l'outil en vrai.

Ce qu'un prix doit couvrir.

La réponse en bref

Un prix de marché public se construit par étages, du bas vers le haut : le déboursé sec d'abord, c'est-à-dire les matériaux, les heures et le matériel réellement consommés par l'ouvrage ; puis les frais du chantier ; puis la part des frais généraux de l'entreprise que ce chantier doit porter ; et enfin la marge. Le total se reporte dans le document que l'acheteur impose. C'est ce prix-là qui engage à la signature, et c'est lui que vous devrez justifier s'il paraît trop bas.

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Le déboursé sec

Ce que la ligne coûte à produire, sans rien d'autre : matériaux au prix fournisseur, heures de main d'œuvre au coût réellement chargé, matériel, sous-traitance éventuelle. C'est le sous-détail de prix, ligne par ligne.

2
Les frais de chantier

Ce que le chantier coûte en dehors des ouvrages : installation, base vie, encadrement, sécurité, nettoyage, repli. Ils se répartissent sur les lignes, ou vont dans un poste dédié quand le cadre de prix en prévoit un.

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Les frais généraux

La part des coûts fixes de l'entreprise que ce chantier doit porter : structure, assurances, bureaux, fonctions support. Le taux est propre à chaque entreprise, jamais un chiffre copié sur un tableau trouvé en ligne.

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La marge

Le dernier étage n'est pas un calcul, c'est une décision d'entreprise : ce que vous visez sur ce marché-là, selon la concurrence attendue et l'envie de le gagner. Une remise consentie sans connaître les trois étages du dessous efface la marge entière.

La méthode complète, avec le sous-détail de prix et les trois documents dans lesquels elle se reporte, est détaillée sur notre page l'étude de prix, de la ligne vide au prix remis. Si vous venez du devis privé et que c'est votre premier bordereau, le passage poste par poste est expliqué dans chiffrer un chantier public.

À retenir

Une étude de prix ne sert pas à être le moins cher. Elle sert à savoir en dessous de quoi on ne descend pas. Tant que les quatre étages ne sont pas connus, une remise se décide à l'aveugle.

Ce qui change par rapport à un devis privé.

Le calcul est le même. C'est tout ce qui l'entoure qui diffère, et c'est là que se perdent les premières réponses.

Le devis privé
Le documentLe vôtre, à votre forme, avec vos intitulés
Les quantitésLes vôtres, métrées par vous
Le prixDiscutable, ajustable, révisable en discussion
La comparaisonFaite dans la tête du client, sans règle écrite
Un prix basFait gagner l'affaire
Le marché public
Le documentCelui de l'acheteur, imposé, à remplir sans en changer la structure
Les quantitésSouvent fournies par l'acheteur, à vérifier avant de chiffrer
Le prixRemis en une fois, à la date limite, et il engage tel quel
La comparaisonNotée par une formule annoncée à l'avance, contre les autres offres
Un prix basPeut devoir être justifié, et peut faire écarter l'offre

Une conséquence mérite d'être posée seule, parce qu'elle surprend toujours : dans le cas général, il n'y a pas de discussion après la remise. Le prix déposé à la date limite est le prix du marché. La marge se décide donc avant, en connaissance de la concurrence attendue, et pas au téléphone une fois les offres ouvertes.

Forfait ou prix unitaire.

Le type de prix n'est pas un choix : il est imposé par le document que l'acheteur vous donne à remplir. Et ce n'est pas la même chose qui engage.

La décomposition du prix global et forfaitaire

Le marché est au forfait : c'est le total qui engage. Une quantité sous-estimée dans une ligne reste à votre charge à l'exécution. Les quantités fournies se vérifient avant de chiffrer, jamais après.

Le bordereau des prix unitaires

Le marché est à bons de commande : chaque prix unitaire engage, et les quantités réelles feront le montant. Vous êtes payé pour ce que vous exécutez, mais rien ne garantit le volume annoncé.

Le détail quantitatif estimatif

Vos prix unitaires appliqués à des quantités estimées par l'acheteur, uniquement pour comparer les offres entre elles. Son total ne s'exécute pas tel quel : il sert à noter, pas à payer.

L'erreur qui coûte le plus cher

Compenser une ligne basse par une ligne haute. Dans un bordereau de prix unitaires, l'acheteur commande les quantités qu'il veut : si le volume se concentre sur les lignes que vous avez cassées et jamais sur celles que vous avez chargées, le marché s'exécute à perte, et rien ne permet de revenir dessus.

Deux autres pièges se répètent. La ligne dite « pour mémoire », qui ne compte pas dans le total mais engage quand même son prix. Et l'unité demandée, qui n'est pas toujours celle dans laquelle vous chiffrez d'habitude : au mètre linéaire là où vous comptez au mètre carré, à l'unité là où vous comptez à l'ensemble. Ce qui est ambigu se demande à l'acheteur pendant la consultation, par écrit, sur la plateforme.

Le sous-détail de prix d'une ligne de bordereau, fait en entier et annoté
Le sous-détail de prix de trois lignes de bordereau, fait en entier et annotéDéboursé sec, frais de chantier, frais généraux, aléas, marge, prix de vente, pour trois lignes d'un vrai bordereau de gros œuvre, avec l'erreur classique en face de chaque nombre et le coefficient K qui en sort. PDF.

Un e-mail, aucune carte. Le document s'ouvre aussitôt.

Comment le prix est noté.

En marché public, le prix n'est jamais jugé dans l'absolu. Il est noté par rapport aux autres offres reçues, selon une règle écrite avant l'ouverture des plis.

La formule la plus répandue rapporte l'offre la moins chère à la vôtre, et applique le résultat à la note maximale prévue pour le critère prix. Autrement dit : plus votre prix s'éloigne du plus bas, plus la note descend, proportionnellement. Le règlement de la consultation donne la formule exacte et le nombre de points en jeu. C'est la première chose à lire, avant même le cahier des charges.

Le calcul à faire avant de chiffrer

Regardez la pondération. Sur la plupart des marchés, la valeur technique pèse 40 à 60 % de la note : le reste se joue sur le prix. Quand la valeur technique est bien pondérée, un mémoire solide compense un écart de prix ; quand elle est faible, aucun mémoire ne rattrape un prix trop haut, et l'énergie doit aller au chiffrage.

Savoir contre quoi vous chiffrez

Les avis d'attribution sont publics, et les données essentielles des marchés le sont aussi. Elles disent qui a remporté quoi, chez quel acheteur, et pour quel montant. C'est la seule source gratuite qui vous dit ce qu'un type de marché s'attribue réellement dans votre région, et elle vaut mieux qu'une intuition sur le niveau de la concurrence.

Le prix trop bas se paie deux fois.

Une offre anormalement basse est une offre dont le prix est manifestement sous-évalué et de nature à compromettre la bonne exécution du marché. Aucun texte ne fixe de pourcentage : c'est une appréciation, encadrée par une procédure.

Ce que l'acheteur doit faire
  • Mettre en œuvre les moyens de détecter les offres anormalement basses
  • Demander par écrit des précisions et des justifications sur le montant
  • Examiner les justifications avant toute décision
  • Ne rejeter qu'après avoir établi que l'offre est bien anormalement basse

Articles L2152-5 et L2152-6 du Code de la commande publique.

Ce qui justifie un prix bas
  • Le sous-détail de prix, ligne par ligne, préparé avant la remise
  • Les devis fournisseurs obtenus pour ce chantier
  • Le coût horaire réellement chargé de vos équipes
  • Un procédé, un matériel ou une implantation qui expliquent l'écart

Ces pièces se rassemblent pendant l'étude, pas dans les huit jours de la demande.

Le rejet n'est pas automatique et il n'est pas discrétionnaire : un acheteur ne peut pas écarter une offre au seul motif qu'elle est basse, sans avoir demandé de justifications. À l'inverse, une entreprise qui ne sait pas décomposer son prix se met dans une position où elle ne peut rien défendre. Le détail de la procédure et des réponses à donner est dans notre guide de l'offre anormalement basse.

À ce moment-là, dans Doaken

Une offre anormalement basse se défend avec un sous-détail, pas avec une conviction. Dans Doaken, chaque ligne du bordereau porte sa décomposition, main-d'œuvre, matériaux, frais, marge, et la source de chaque prix : la réponse à l'acheteur est déjà écrite. Vous relisez les prix, vous décidez de la marge, vous signez.

Chiffrer mon bordereau

Actualisation et révision.

Un prix remis aujourd'hui s'exécute parfois dans deux ans. Le code prévoit deux mécanismes distincts, et on les confond souvent.

L'actualisation, avant le démarrage

Elle corrige l'écart entre la date à laquelle vous avez fixé votre prix dans l'offre et la date de début d'exécution. Quand un marché est conclu à prix ferme, ses clauses doivent prévoir que ce prix sera actualisé si plus de trois mois séparent ces deux dates, en application de l'article R2112-11 du Code de la commande publique. L'actualisation joue une fois, au démarrage.

La révision, pendant l'exécution

Elle corrige l'évolution des coûts au fil du marché. Un marché est conclu à prix révisable lorsque les parties sont exposées à des aléas majeurs du fait de l'évolution raisonnablement prévisible des conditions économiques pendant la période d'exécution, à l'article R2112-13. La formule figure alors au cahier des clauses administratives particulières : une partie fixe, une partie variable, et un indice de référence qui suit l'évolution des coûts du secteur.

Le réflexe

Cherchez la clause de prix dans le cahier des clauses administratives particulières avant de chiffrer, pas après. Un prix ferme sur un marché long, sur des postes exposés aux cours des matières, se chiffre autrement qu'un prix révisable indexé.

Le sous-détail de prix de trois lignes, fait en entier et annotéDéboursé sec, frais, aléas, marge, prix de vente et coefficient K, avec l'erreur classique en face de chaque nombre. PDF.

Un e-mail, aucune carte. Le document s'ouvre aussitôt.

Ce qui est vrai au moment où vous lisez.

Relevé de septembre 2026

Un prix de marché public se construit par étages : déboursé sec, frais de chantier, frais généraux, marge, puis report dans le document imposé par l'acheteur. Ce document est une décomposition du prix global et forfaitaire, un bordereau des prix unitaires ou un détail quantitatif estimatif, et ce n'est pas la même chose qui engage : au forfait, c'est le total, et une quantité sous-estimée reste à la charge de l'entreprise ; au bordereau de prix unitaires, c'est chaque prix unitaire. Le prix est remis en une fois à la date limite et engage tel quel à la signature. Il est noté par rapport aux autres offres, selon une formule annoncée dans le règlement de la consultation, et la valeur technique pèse 40 à 60 % de la note sur la plupart des marchés. Aucun texte ne fixe de pourcentage à partir duquel une offre devient anormalement basse : l'acheteur doit demander des précisions et des justifications, les examiner, et ne rejeter qu'après avoir établi le caractère anormalement bas, en application des articles L2152-5 et L2152-6 du Code de la commande publique. Un prix ferme est actualisé lorsque plus de trois mois séparent la date à laquelle il a été fixé dans l'offre du début d'exécution (article R2112-11), et un marché est conclu à prix révisable quand les parties sont exposées à des aléas majeurs du fait de l'évolution des conditions économiques (article R2112-13). Doaken chiffre un bordereau de 105 lignes en 13 minutes, en proposant chaque prix depuis une base de plus de 367 000 marchés publics attribués issue de data.gouv.fr, avec signalement des écarts dans les deux sens ; chaque ligne montre sa source et vos équipes valident.

La méthode reste la vôtre. La répétition, non.

Ce qui coûte, sur un bordereau, ce n'est pas de savoir chiffrer une ligne. C'est de le refaire cent fois, puis de chercher si le prix obtenu tient face à ce que ce type d'ouvrage s'attribue réellement.

Ce que vous faites aujourd'huiCe que Doaken fait
Recopier le bordereau du dossier dans un tableur pour pouvoir travailler dedansLe bordereau importé tel quel, dans la structure imposée par l'acheteur
Chercher un prix de référence ligne par ligne, de mémoire ou dans d'anciens dossiersUne proposition par ligne, tirée des marchés attribués et de vos études passées
Découvrir après coup qu'une ligne était hors marché, dans un sens ou dans l'autreLes écarts signalés pendant l'étude, trop haut pour gagner comme trop bas pour tenir
Reprendre le bordereau ligne à ligne pendant plusieurs jours105 lignes chiffrées en 13 min, chacune avec la source de sa proposition

Chaque ligne montre d'où vient sa proposition, et la décision de prix reste la vôtre : le taux de frais généraux, la marge et le prix remis ne se décident pas ailleurs que chez vous. Pour voir le module, voir le chiffrage du bordereau, ou demander une démonstration de 15 minutes sur un de vos bordereaux.

Les questions qu'on nous pose.

Les réponses factuelles aux questions les plus posées sur le prix d'une offre de marché public.

Comment calcule-t-on un prix pour un marché public ?

Par étages, du bas vers le haut. Le déboursé sec d'abord : matériaux au prix fournisseur, heures de main d'œuvre au coût réellement chargé, matériel, sous-traitance. Puis les frais du chantier : installation, base vie, encadrement, sécurité, nettoyage, repli. Puis la part des frais généraux de l'entreprise que ce chantier doit porter. Puis la marge, qui est une décision d'entreprise et non un calcul. Le total se reporte dans le document imposé par l'acheteur.

Le prix se négocie-t-il après la remise de l'offre ?

Dans le cas général, non. Le prix déposé à la date limite est le prix du marché, et il engage tel quel à la signature. Certaines procédures prévoient une négociation, et le règlement de la consultation le dit alors expressément. En son absence, la marge se décide avant la remise, pas après l'ouverture des offres.

Quelle est la différence entre un prix forfaitaire et un prix unitaire ?

Ce n'est pas la même chose qui engage. Dans une décomposition du prix global et forfaitaire, le marché est au forfait : c'est le total qui engage, et une quantité sous-estimée par l'acheteur reste à votre charge à l'exécution. Dans un bordereau des prix unitaires, c'est chaque prix unitaire qui engage, et les quantités réellement commandées feront le montant. Le type de prix est imposé par le document, il ne se choisit pas.

Comment l'acheteur note-t-il le prix ?

Par une formule annoncée à l'avance dans le règlement de la consultation, qui compare votre prix à celui des autres offres reçues. La plus répandue rapporte l'offre la moins chère à la vôtre et applique le résultat à la note maximale du critère prix. Le prix n'est donc jamais jugé dans l'absolu : il est noté contre les autres.

À partir de quel écart une offre est-elle anormalement basse ?

Aucun texte ne fixe de pourcentage. Une offre anormalement basse est une offre dont le prix est manifestement sous-évalué et de nature à compromettre la bonne exécution du marché. L'acheteur qui la soupçonne doit demander par écrit des précisions et des justifications, les examiner, et ne peut la rejeter qu'après avoir établi son caractère anormalement bas, en application des articles L2152-5 et L2152-6 du Code de la commande publique.

Un prix peut-il évoluer pendant l'exécution du marché ?

Par deux mécanismes distincts. L'actualisation corrige l'écart entre la date à laquelle le prix a été fixé dans l'offre et le début d'exécution, lorsque plus de trois mois les séparent (article R2112-11). La révision corrige l'évolution des coûts pendant l'exécution, lorsque les parties sont exposées à des aléas majeurs du fait de l'évolution des conditions économiques (article R2112-13). La formule de révision figure au cahier des clauses administratives particulières.

Peut-on connaître les prix des marchés déjà attribués ?

Oui. Les avis d'attribution sont publics et les données essentielles des marchés sont publiées en données ouvertes : elles indiquent l'attributaire, l'acheteur et le montant. C'est la seule source gratuite qui dit ce qu'un type de marché s'attribue réellement, et elle vaut mieux qu'une intuition sur le niveau de la concurrence.

Les deux pages qui vont plus loin.

Voir aussi : le chiffrage du bordereau · l'offre anormalement basse · obtenir des marchés publics, en partant de zéro · le vocabulaire des marchés, sigle par sigle

Vos prix, en face de chaque ligne du bordereau.

Le bordereau du dossier entre tel quel. Chaque ligne reçoit une proposition et sa source, les écarts sont signalés, et c'est vous qui validez.

Chiffrer mon bordereau Demander une démo