Secteur · sécurité privée et gardiennage
Le flux est public et régulier : surveillance de sites, événementiel, sécurité incendie. Ce qui fait la différence n'est pas de les voir passer, c'est le calcul des vacations, la reprise du personnel et la preuve de la continuité de service : trois points que ces dossiers évaluent et chiffrent noir sur blanc.
Ces avis se renouvellent chaque jour et recouvrent des prestations distinctes : surveillance humaine, rondes, maître-chien, télésurveillance, sécurité incendie. « Gardiennage » n'est pas un marché : c'est une famille de marchés qui n'exigent pas les mêmes qualifications.
| Le marché | Où il paraît | Ce qu'il faut savoir |
|---|---|---|
| Public, à partir de 90 000 € HT | BOAMP ou journal d'annonces légales ; au Journal officiel de l'UE au-delà des seuils européens | La publication est obligatoire (article R.2131-12 du Code de la commande publique) : c'est le flux le plus visible, donc le plus concurrentiel. |
| Public, en dessous | Profils d'acheteur des collectivités, consultation directe | En dessous de 60 000 € HT, l'acheteur peut passer commande sans procédure : gardiennages ponctuels, événements, remplacements : être déjà connu de lui fait tout. |
| Privé | Nulle part | Entreprises, foncières, syndics, chantiers : pas d'avis publié. Un chantier qui démarre, c'est souvent un besoin de surveillance qui commence : ces marchés se détectent en amont. |
C'est un secteur réglementé où le droit d'exercer se prouve avant même de parler prix : et où le prix, ensuite, est presque entièrement de la masse salariale : l'offre se gagne sur le réalisme du calcul des vacations, pas sur la remise.
| Le point | Ce que ça veut dire en pratique |
|---|---|
| L'autorisation d'exercer est un préalable | L'entreprise doit être autorisée par le CNAPS, et chaque agent porter sa carte professionnelle. Ces pièces se joignent au dossier : sans elles, la candidature ne passe pas l'examen. |
| Le prix est un calcul de vacations | Taux horaire toutes charges × heures de présence, avec les majorations de nuit, de dimanche et de jour férié de la convention collective. Un site gardé 24 h/24 se chiffre planning en main, pas au ratio. |
| La masse salariale domine | Grille de la branche prévention-sécurité, qualifications, encadrement des équipes : c'est là que se joue la justesse de l'offre, et c'est ce que l'acheteur vérifie quand un prix paraît bas. |
| La reprise du personnel | En cas de changement de titulaire, l'accord de branche organise, sous conditions, le transfert des agents affectés au site, avec leurs salaires réels et leur ancienneté. Le chiffrage se construit sur ces salaires-là, pas sur une moyenne. |
| La continuité se prouve | Remplacement d'un agent absent, montée en charge sur un événement, astreintes : le mémoire doit montrer l'organisation qui tient la promesse, pas seulement l'affirmer. |
| Les qualifications spécifiques | Sécurité incendie (qualifications SSIAP) pour les établissements recevant du public, agents cynophiles, événementiel : chaque famille de prestation a ses cartes et ses formations, exigées au règlement. |
| Le piège | Ce qui se passe | La parade |
|---|---|---|
| Les majorations oubliées | Un taux horaire posé sur l'heure de jour, appliqué à un planning fait de nuits, de dimanches et de fériés : l'écart se paie chaque mois, pendant toute la durée du marché. | Chiffrer planning en main, majorations conventionnelles comprises, poste par poste. |
| La reprise sous-chiffrée | Un calcul sur la grille moyenne au lieu des salaires réels des agents à reprendre : l'offre paraît compétitive, le coût réel s'impose dès l'entrée en vigueur. | Demander la liste du personnel transférable : elle fait partie des informations dues aux candidats. |
| Le taux « marché » intenable | S'aligner sur un taux horaire vu ailleurs, sous le coût réel conventionnel : la prestation se dégrade, les pénalités tombent, et l'acheteur s'en souvient au marché suivant. | Partir du coût conventionnel réel, et défendre l'écart dans le mémoire plutôt que de le gommer. |
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Le même travail, rendu par Doaken
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Au-dessus de 90 000 € HT, les marchés publics se publient au BOAMP ou dans un journal d'annonces légales ; les plus gros paraissent aussi au Journal officiel de l'Union européenne. En dessous, ils vivent sur les profils d'acheteur. Et le marché privé : entreprises, foncières, chantiers : ne se publie nulle part : il se détecte en amont.
Oui : l'exercice de la sécurité privée est réglementé. L'entreprise doit être autorisée par le CNAPS et chaque agent porter une carte professionnelle en cours de validité. Ces justificatifs se joignent à la candidature.
Taux horaire toutes charges multiplié par les heures de présence du planning, avec les majorations de nuit, de dimanche et de jour férié de la convention collective. La masse salariale domine : l'offre se gagne sur le réalisme du calcul, pas sur la remise.
Une obligation conventionnelle de la branche : quand un marché change de titulaire, l'accord de branche organise, sous conditions, la reprise des agents affectés au site, avec leurs salaires réels et leur ancienneté. Un chiffrage bâti sur une grille moyenne au lieu des salaires réels est sous-évalué dès le premier mois.
Oui : les établissements recevant du public exigent des qualifications de sécurité incendie (SSIAP) en plus de la carte professionnelle. Le règlement de la consultation précise les niveaux attendus par site.
Autres secteurs : les appels d'offres nettoyage, informatique et BTP ont leur propre page.
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