Secteur · numérique et systèmes d'information

Appels d'offres informatique : où les trouver, et ce qu'une réponse exige.

Le flux est public et varié : infogérance, développement, logiciels, cybersécurité. Ce qui fait la différence n'est pas de les voir passer, c'est la propriété du code, la réversibilité et les engagements de service : trois points que ces dossiers évaluent et chiffrent noir sur blanc.

3 034appels d'offres informatique publiés au BOAMP, le journal officiel, sur 12 mois. La veille filtre par domaine, logiciel, infogérance, cybersécurité, et par zone
12 min 30le mémoire sort rédigé et mis en page : méthode, équipe, sécurité, réversibilité, sur les critères du règlement. à relire et valider
13 minle chiffrage ligne à ligne : la charge par profil, les licences et la réversibilité posées, chaque prix avec son origine
Recevoir les appels d'offres de mon métierVoir les appels d'offres en directL'essai gratuit configure votre profil, métier et zone, et les avis arrivent triés. Ceux ci-dessous sont comptés en direct depuis le journal officiel.

Le marché, là, maintenant.

Module Veille · démonstration en direct, recherche lancée pour votre métier
Ce que montre ce flux

Ces avis se renouvellent chaque jour, et ils ne décrivent pas le même travail : exploiter une infrastructure, développer un outil, fournir des licences, sécuriser un réseau. « Informatique » n'est pas un marché : c'est une famille de marchés qui ne s'engagent pas pareil.

Où ils se publient, et où ils ne se publient pas.

Le marchéOù il paraîtCe qu'il faut savoir
Public, à partir de 90 000 € HTBOAMP ou journal d'annonces légales ; au Journal officiel de l'UE au-delà des seuils européensLa publication est obligatoire (article R.2131-12 du Code de la commande publique) : c'est le flux le plus visible, donc le plus concurrentiel.
Public, en dessous : ou via les centralesProfils d'acheteur, consultation directe, centrales d'achat (UGAP et autres)En dessous de 60 000 € HT, l'acheteur peut passer commande sans procédure. Et une part des achats numériques publics passe par les centrales : y être référencé est un canal en soi.
PrivéNulle partDSI d'entreprises, appels à prestataires des ESN, sous-traitance de titulaires : pas d'avis publié. Ces marchés se gagnent par le référencement et la recommandation, pas par la veille.

Ce qu'une réponse informatique a de particulier.

C'est un secteur où l'engagement dure après la livraison : on ne livre pas un ouvrage, on s'engage sur un service qui tourne, des droits sur du code et une sortie de contrat propre. Les marchés relèvent d'ailleurs d'un cahier administratif dédié, le CCAG TIC.

Le pointCe que ça veut dire en pratique
La propriété du code se négocieCéder les droits sur les développements ou n'en concéder que l'usage : le CCAG TIC prévoit les deux régimes, et l'écart de prix entre les deux est réel. Trancher dès l'offre, pas à la recette.
La réversibilité est une prestationLa fin de marché se chiffre : transfert des données, documentation, accompagnement du successeur. L'acheteur la demande presque toujours ; le candidat l'oublie presque toujours.
Les engagements de service plafonnent viteUne disponibilité promise se paie en architecture (redondance, supervision, astreintes). Les pénalités des cahiers des charges s'accumulent rapidement quand la promesse dépasse l'infrastructure réelle.
La sécurité est un critère qui monteLieu d'hébergement des données, conformité RGPD, certifications (ISO 27001, hébergement de données de santé pour l'hospitalier) : des points entiers du mémoire s'y gagnent.
La charge domine le prixLe prix se construit en jours de travail par profil, licences et infrastructure à part. Un taux journalier « marché » posé sur une charge sous-estimée fait une offre intenable.
La démonstration compteMaquettes, prototypes, soutenances : beaucoup de consultations numériques jugent sur pièce. Ce coût d'avant-vente se prévoit dans la décision de répondre.

Les trois pièges qui coûtent des marchés.

Le piègeCe qui se passeLa parade
La réversibilité sous-chiffréeLa sortie de contrat n'est pas provisionnée : le dernier trimestre du marché se travaille à perte, sous pression du successeur et de l'acheteur.La chiffrer comme un lot à part entière, dès l'offre.
La promesse de service irréalisteUne disponibilité annoncée pour gagner la note, intenable sur l'infrastructure réelle : les pénalités s'enclenchent dès les premiers mois.Caler chaque engagement sur l'architecture qu'on sait exploiter, majorations d'astreinte comprises.
Les droits mal cadrésLivrer un code dont on cède plus que prévu : ou l'inverse : un acheteur bloqué qui conteste. Dans les deux cas, le différend dure des mois.Écrire noir sur blanc, dans l'offre, ce qui est cédé, ce qui est concédé, et ce qui reste à vous.

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  • Lire le cahier des charges : périmètre, niveaux de service, réversibilité
  • Monter le mémoire, méthode, équipe, sécurité, pour chaque dossier
  • Chiffrer la charge par profil, les licences, et la sortie de contrat

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Le même travail, rendu par Doaken

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Les questions qu'on nous pose.

Où trouver les appels d'offres informatiques ?

Au-dessus de 90 000 € HT, les marchés publics se publient au BOAMP ou dans un journal d'annonces légales ; les plus gros paraissent aussi au Journal officiel de l'Union européenne. En dessous, ils vivent sur les profils d'acheteur, et une part des achats numériques publics passe par les centrales d'achat, où il faut être référencé.

Une petite structure peut-elle répondre ?

Oui : les marchés publics sont ouverts à toute entreprise, et l'allotissement découpe beaucoup de consultations en lots accessibles. Le groupement avec un partenaire complémentaire et la sous-traitance d'un titulaire sont deux portes d'entrée classiques du secteur.

Faut-il des certifications pour candidater ?

Aucune n'est obligatoire par défaut. ISO 27001 et les certifications d'hébergement (dont les données de santé pour l'hospitalier) sont valorisées, et parfois exigées par le règlement pour les marchés sensibles : c'est écrit dans les pièces de la consultation.

Comment se calcule le prix d'un marché informatique ?

En jours de travail par profil pour la prestation, licences et infrastructure à part, plus les postes qui s'oublient : la réversibilité et les niveaux d'engagement de service. C'est un prix d'engagement dans la durée, pas un prix de livraison.

Qu'est-ce que la réversibilité ?

La sortie de contrat organisée : transfert des données et des accès, documentation, accompagnement du prestataire suivant. C'est une prestation à part entière, demandée par la plupart des acheteurs, et le poste le plus souvent sous-chiffré du secteur.

Autres secteurs : les appels d'offres nettoyage, transport et BTP ont leur propre page.

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