Pièce du dossier · détail quantitatif estimatif

DQE : à quoi il sert, et pourquoi il n'engage pas le même prix que le marché.

Le détail quantitatif estimatif sert à comparer les offres entre elles, pas à fixer ce que vous serez payé. C'est toute la différence avec une décomposition forfaitaire, et c'est là que les candidats se trompent le plus souvent.

2 h et plusle chiffrage d'un bordereau, à la main
13 minle même DQE par Doaken, chaque ligne justifiée
299 049prix réels de marchés gagnés, pour situer les vôtres
Chiffrer mon bordereauVous relisez, vous signez. Une démo de 15 minutes, sur votre propre dossier.

Ce qu'est un DQE.

Le DQE, détail quantitatif estimatif, est un tableau de prestations auquel l'acheteur associe des quantités qu'il a estimées lui-même. Le candidat y porte ses prix unitaires. Le total obtenu ne sert qu'à classer les offres : il ne fixe pas la rémunération du titulaire, qui dépendra des quantités réellement commandées.

C'est la raison d'être du document et la source de la plupart des malentendus. Sur un marché à prix unitaires, personne ne sait à l'avance combien de mètres cubes seront terrassés ni combien d'interventions seront demandées. L'acheteur pose donc des quantités de référence, identiques pour tous les candidats, et compare les totaux qui en sortent. Ce que vous facturerez dépendra du réel, pas de ce tableau.

La conséquence, et elle est concrète

Un prix unitaire posé bas sur une ligne dont la quantité estimée est forte fait baisser votre total de comparaison, donc monter votre note, sans vous engager si la prestation n'est finalement pas commandée. À l'inverse, un prix élevé sur une ligne à faible quantité estimée passe presque inaperçu dans le classement. Cette asymétrie est connue des acheteurs : c'est précisément pour la neutraliser que certains masquent les quantités.

DQE, BPU, DPGF : trois documents qu'on confond.

Les trois portent des lignes, des unités et des prix. Ils ne servent pourtant pas au même moment et n'engagent pas la même chose.

Ce qu'on compareBPUDQEDPGF
Ce qu'il porteDes prix unitaires, sans quantitéLes mêmes prix, avec des quantités estimées par l'acheteurUn découpage du prix global, avec les quantités du marché
À quoi il sertFixer le tarif de chaque prestation pour toute la durée du marchéComparer les offres entre ellesDétailler comment se compose un prix forfaitaire
Ce qu'il engageLes prix, oui. Les volumes, non.Rien sur le volume : les quantités sont indicativesLe prix total, ferme et forfaitaire
Type de marchéÀ prix unitaires, souvent à bons de commandeÀ prix unitairesÀ prix global et forfaitaire
Ce que vous serez payéPrix unitaire × quantité réellement commandéeIdem : le total du DQE n'est pas une factureLe forfait, sauf modification du marché
La règle qui lève la confusion

BPU et DQE vont souvent ensemble : le BPU porte les prix, le DQE applique des quantités de référence à ces mêmes prix pour produire un classement. On rencontre d'ailleurs la formule « BPU valant DQE » quand un seul document remplit les deux rôles. Le DPGF, lui, appartient à un autre monde : celui du prix forfaitaire. Le règlement de la consultation dit lequel s'applique ; c'est lui qui fait foi.

Le DQE masqué.

Certains acheteurs ne communiquent pas les quantités qu'ils utiliseront pour comparer. Le candidat reçoit la liste des prestations et remplit ses prix unitaires sans savoir sur quels volumes ils seront pondérés. L'objectif est de neutraliser l'optimisation décrite plus haut : sans connaître le poids de chaque ligne, on ne peut pas placer ses prix bas là où ça compte et hauts là où ça ne compte pas.

Pour le candidat, la conséquence est nette : chaque ligne doit porter un prix qui tient seul. Un prix d'appel posé sur une ligne qu'on croit marginale peut se retrouver pondéré fortement, et devra pourtant être honoré pendant toute la durée du marché.

Ce qu'il faut vérifier dans le dossier

Le règlement de la consultation précise la méthode de notation du prix et indique si les quantités sont communiquées. Quand elles ne le sont pas, c'est écrit, et c'est ce qui doit déclencher une relecture ligne à ligne plutôt qu'un remplissage rapide.

Où l'outil intervient, en clair.

Vous venez de lireCe que Doaken en fait
Le remplissage ligne à lignePremier jet, avec niveau de confiance
Le recoupement avec le cahier techniqueFait, lignes douteuses signalées

Recevoir la checklist ↓

Remplir un DQE, ligne par ligne.

1. Reprendre la trame telle quelle

Les numéros, les désignations, les unités et les quantités viennent de l'acheteur. On n'en change aucun, on n'en supprime aucun, on n'en ajoute aucun. Une ligne modifiée peut suffire à rendre l'offre irrégulière : le règlement de la consultation dit ce qu'il advient dans ce cas.

2. Lire chaque désignation en face du cahier technique

Une désignation de DQE est courte : « repose de candélabres », « installation de chantier ». Ce qu'elle recouvre réellement se trouve ailleurs, dans le CCTP. Une repose peut se limiter au génie civil ou inclure le raccordement électrique : entre les deux, le prix n'a rien à voir.

3. Poser un prix qui tient seul

Chaque prix unitaire vous engage pour toute la durée du marché, quelle que soit la quantité finalement commandée. Un prix construit pour gagner un classement et intenable à l'exécution se paie sur toute la durée.

4. Vérifier les unités avant les totaux

Le mètre linéaire et le mètre carré, l'unité et l'ensemble, l'heure et la journée : une unité mal lue produit un écart d'un facteur dix qui ne se voit pas dans le total. C'est l'erreur la plus fréquente et la plus coûteuse.

5. Garder la trace de l'origine de chaque prix

Six mois plus tard, personne ne se souvient pourquoi telle ligne valait ce montant. Noter d'où vient chaque prix, un chantier comparable, un devis fournisseur, un ratio métier, est ce qui permet de le défendre en négociation et de le réutiliser au marché suivant.

À ce moment-là, dans Doaken

Ce remplissage, le chiffrage le rend en premier jet : chaque ligne arrive avec son origine et son niveau de confiance, le recoupement avec le cahier technique déjà fait. Vous tranchez sur les lignes signalées, pas sur trois cents. Le DQE revient chiffré en 13 minutes.

Chiffrer mon bordereau

Une ligne, et ce qu'il a fallu aller chercher.

Extrait d'un chiffrage réel sur un lot de voirie et réseaux. La ligne telle qu'elle arrive :

DésignationUnitéQuantitéPrix unitaire
4.5.6Éclairage public et totems : repose de candélabres existantsU5à remplir

Deux informations manquent dans cette ligne, et elles décident du prix :

  • les candélabres ont été déposés au préalable, dans le cadre des travaux préparatoires : la dépose n'est donc pas à chiffrer ici ;
  • la prestation est limitée à la partie génie civil : remise en place du fût sur massif existant, sans reprise du raccordement électrique.

Aucune des deux ne se lit dans le DQE. Toutes deux se trouvent dans le cahier technique et dans le découpage des lots. C'est ce travail de recoupement qui sépare un prix défendable d'un prix posé au jugé, et c'est lui qui prend le temps quand un dossier compte des centaines de lignes.

Le recoupement, fait pour vous.

L'exemple ci-dessus le montre : deux informations qui décident du prix ne sont pas dans la ligne. Elles sont dans le cahier technique et dans le découpage des lots. Multiplier ce recoupement par le nombre de lignes, c'est le travail entier.

Hier, sur votre bureau

  • Ouvrir le cahier technique en face de chaque désignation
  • Vérifier ce qui relève d'un autre lot ou d'une phase préparatoire
  • Poser un prix qui tienne seul, sans connaître les quantités pondérées
  • Contrôler les unités avant les totaux
  • Noter d'où vient chaque prix, pour le réutiliser au marché suivant

Et ça recommence à chaque dossier.

Le même travail, rendu par Doaken

Le DQE revient chiffré.

13 minpour un dossier de 105 lignes, mesuré

  • Votre temps : vous relisez des prix déjà construits, vous n'en construisez plus.
  • Votre tête : plus de calculs à garder en tête, l'origine de chaque prix est notée.
  • Votre dossier : les lignes sans prix sont signalées, et chaque prix garde son origine.
Chiffrer mon bordereau Vos équipes arbitrent et signent.
Sur un DQE masqué, ça compte double

Quand les quantités ne sont pas communiquées, chaque ligne doit tenir seule : impossible de compenser une erreur sur un poste par un autre. Savoir lesquelles sont fragiles devient la seule protection.

La checklist avant de déposerChaque pièce du dossier, DQE compris, imprimable, à cocher avant l'envoi.

Un e-mail, aucune carte. Le document s'ouvre aussitôt.

Les questions qu'on nous pose.

Que veut dire DQE ?

Détail quantitatif estimatif. Le mot important est estimatif : les quantités sont posées par l'acheteur pour comparer les offres, elles ne l'engagent pas à les commander.

Le total du DQE est-il ce que je vais facturer ?

Non. Il sert au classement des offres. La rémunération se calcule sur les quantités réellement commandées, au prix unitaire que vous avez porté.

Quelle différence avec le BPU ?

Le BPU porte les prix unitaires sans quantités ; le DQE applique des quantités de référence à ces mêmes prix pour produire un total comparable. On rencontre aussi la formule « BPU valant DQE » quand un seul document remplit les deux rôles.

Quelle différence avec le DPGF ?

Le DPGF appartient aux marchés à prix global et forfaitaire : il décompose un prix ferme. Le DQE appartient aux marchés à prix unitaires : il compare des tarifs. Le règlement de la consultation dit lequel s'applique.

Qu'est-ce qu'un DQE masqué ?

Un DQE dont les quantités ne sont pas communiquées aux candidats. Chacun remplit ses prix unitaires sans savoir sur quels volumes ils seront pondérés, ce qui empêche de placer des prix bas sur les lignes qui pèsent le plus dans la note.

Peut-on modifier une ligne du DQE ?

Non. La trame vient de l'acheteur et se remplit telle quelle. Ajouter, retirer ou modifier une ligne expose l'offre à être écartée : le règlement de la consultation précise le traitement réservé à ce cas.

Que faire si une désignation est ambiguë ?

La question se pose à l'acheteur pendant la période de consultation, par la plateforme de dématérialisation. La réponse est communiquée à tous les candidats : c'est le mécanisme prévu, et il vaut mieux que d'estimer.

Les autres pièces du chiffrage.

Des centaines de lignes à recouper, et une date de remise.

Doaken lit le dossier, rapproche chaque ligne de son cahier technique et propose un prix avec son origine. Vos équipes arbitrent et signent.

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