Étude de prix · Le métier et la méthode
Une étude de prix transforme un dossier de consultation en prix engageant : le déboursé de chaque ouvrage, les frais du chantier, ceux de l'entreprise, la marge, reportés dans le document que le dossier impose. C'est le travail le plus lourd d'une réponse d'appel d'offres, et il se paie que le marché soit gagné ou perdu. Cette page donne la méthode en entier. Puis elle montre la partie que vous n'avez plus à porter : Doaken propose chaque prix depuis les marchés réellement attribués, et vos équipes valident.
Le métier
Dans une grande structure, c'est le travail de l'ingénieur études de prix, entre le dossier reçu et la date de remise. Dans une petite, c'est le dirigeant qui le fait, le soir, entre deux chantiers. Le métier est le même : chaque ligne du bordereau devra tenir le jour où le marché s'exécute.
Lire le dossier
Le CCTP décrit les ouvrages, les plans donnent la géométrie, le cadre de prix impose le découpage. Ce que l'acheteur a écrit fait foi : une ligne mal lue est une ligne mal chiffrée.
Calculer le coût
Pour chaque ouvrage, ce qu'il coûte réellement à produire : matériaux, main d'œuvre, matériel, sous-traitance. C'est le sous-détail de prix, la matière première de toute l'étude.
Décider le prix
Du coût au prix : les frais du chantier, ceux de l'entreprise, puis la marge, arbitrée avec la direction selon l'envie de gagner ce marché-là. C'est une décision, pas un calcul.
La méthode
Comment faire une étude de prix ? La méthode ne change pas avec la taille du dossier. Ce qui change, c'est le nombre de lignes sur lesquelles il faut la répéter.
Un prix trop bas se paie deux fois. En marché public, une offre jugée anormalement basse doit être justifiée, et peut être écartée. Une étude de prix ne sert pas à être le moins cher : elle sert à savoir en dessous de quoi on ne descend pas.

Les trois documents
Vous ne choisissez pas le document : le dossier de consultation l'impose. Les trois se confondent souvent, et la confusion coûte cher, parce qu'ils n'engagent pas la même chose.
La DPGF
Décomposition du prix global et forfaitaire. Le marché est au forfait : c'est le TOTAL qui engage. Une quantité sous-estimée dans une ligne reste à votre charge. La DPGF, mode d'emploi.
Le BPU
Bordereau des prix unitaires. Le marché est à bons de commande : chaque PRIX UNITAIRE engage, les quantités réelles feront le montant. À quoi sert un BPU.
Le DQE
Détail quantitatif estimatif. Vos prix unitaires appliqués à des quantités estimées par l'acheteur, pour comparer les offres : son total ne s'exécute pas tel quel. Le DQE, et sa différence avec le BPU.
Ce que ça coûte
Qui paye les études d'un projet ? Dans une réponse d'appel d'offres : vous. Elle se paie en temps d'étude, engagé avant de savoir si le marché sera gagné. C'est pour cela que deux décisions comptent autant que le chiffrage lui-même : quels dossiers on chiffre, et à quelle vitesse.
À ce moment-là, dans Doaken
L'étude de prix se paie en jours de travail, engagés avant de savoir si le marché sera gagné. Dans Doaken, le CCTP, le CCAP et le DPGF sont lus ensemble et le bordereau est chiffré ligne à ligne, chacune décomposée avec la source de son prix : 105 lignes en 13 minutes. La marge, elle, reste votre décision.
Chiffrer mon bordereauCe que l'outil porte
Ce qui rend l'étude de prix lourde, ce n'est pas la méthode : c'est de la répéter sur cent lignes. C'est exactement la partie que le module prend.
Questions
En quatre étages, toujours dans le même ordre : le déboursé sec de chaque ouvrage (matériaux, main d'œuvre, matériel), les frais de chantier (installation, encadrement, sécurité), les frais généraux de l'entreprise, puis la marge. Le total se reporte dans le document que le dossier impose : DPGF, BPU ou DQE.
Transformer un dossier de consultation en prix engageant. L'ingénieur études de prix lit le CCTP et les plans, établit les quantités quand elles ne sont pas fournies, consulte fournisseurs et sous-traitants, calcule les déboursés, monte le prix et remplit le bordereau. Il travaille avec les conducteurs de travaux, les achats et la direction, qui arbitre la marge.
Dans une réponse à un appel d'offres, l'étude de prix est à la charge de l'entreprise qui répond : elle se paie en temps d'étude, que le marché soit gagné ou perdu. C'est pour cela que le tri des dossiers avant chiffrage compte autant que le chiffrage lui-même. Le coût d'une réponse, en détail.
Les trois portent la même étude de prix sous trois formats. La DPGF décompose un prix global et forfaitaire : le total engage. Le BPU liste des prix unitaires : chaque prix engage, les quantités réelles feront le montant. Le DQE applique ces prix unitaires à des quantités estimées pour comparer les offres : son total ne s'exécute pas tel quel.
On part du CCTP et du cadre de prix fourni au dossier. Pour chaque ligne : la définition exacte de l'ouvrage, la quantité (fournie ou métrée), le sous-détail de prix, puis les frais et la marge. La logique est la même dans les autres secteurs qui répondent à des appels d'offres : nettoyage, restauration, maintenance, services.
Non. Le module propose chaque prix depuis une base de plus de 367 000 marchés attribués publics et signale les écarts ; chaque ligne montre d'où vient sa proposition, et vos équipes valident, ajustent et engagent. La décision de prix reste la vôtre. La fiche du module de chiffrage.
Aller plus loin
Comment le bordereau entre, d'où viennent les propositions, ce que vos équipes voient ligne à ligne.
Voir la fiche du moduleLe Go / No-Go pèse chaque dossier avant d'engager des jours d'étude : répondre, ou passer.
Voir la décisionLe guide ligne à ligne du bordereau : ce que chaque colonne attend, et les pièges du forfait.
Lire le guideCe qui arrive quand un prix descend trop bas, et comment une offre se justifie.
Lire l'articleLa preuve, avant la démo
Une étude de prix transforme un dossier de consultation en prix engageant, en quatre étages : déboursé sec par ouvrage, frais de chantier, frais généraux, marge, reportés dans le document imposé par le dossier (DPGF, BPU ou DQE). Elle est à la charge de l'entreprise qui répond, que le marché soit gagné ou perdu. Doaken chiffre un bordereau de 105 lignes en 13 minutes et de 200 lignes en 20 minutes, en proposant chaque prix depuis une base de plus de 367 000 marchés publics attribués (data.gouv.fr), avec signalement des écarts dans les deux sens ; chaque ligne montre sa source et vos équipes valident. Relevé de septembre 2026.
Les pièces du dossier, une par une :
15 minutes de démonstration, sur un de vos bordereaux. Vous repartez avec les lignes chiffrées, la source de chaque proposition, et les écarts signalés.