Étude de prix · Le métier et la méthode

L'étude de prix, de la ligne vide au prix remis.

Une étude de prix transforme un dossier de consultation en prix engageant : le déboursé de chaque ouvrage, les frais du chantier, ceux de l'entreprise, la marge, reportés dans le document que le dossier impose. C'est le travail le plus lourd d'une réponse d'appel d'offres, et il se paie que le marché soit gagné ou perdu. Cette page donne la méthode en entier. Puis elle montre la partie que vous n'avez plus à porter : Doaken propose chaque prix depuis les marchés réellement attribués, et vos équipes valident.

13 minle bordereau de 105 lignes chiffré par le module, chaque ligne avec sa proposition et sa source
367 000marchés publics attribués dans la base de prix qui alimente les propositions (data.gouv.fr)
3 formatsDPGF, BPU, DQE : la même étude de prix, trois documents imposés par le dossier
Chiffrer mon bordereau Demander une démo La démo, 15 minutes, se fait sur un de vos bordereaux. L'essai gratuit ouvre le chiffrage directement.

Le métier

Transformer un dossier de consultation en prix qui engage.

Dans une grande structure, c'est le travail de l'ingénieur études de prix, entre le dossier reçu et la date de remise. Dans une petite, c'est le dirigeant qui le fait, le soir, entre deux chantiers. Le métier est le même : chaque ligne du bordereau devra tenir le jour où le marché s'exécute.

Lire le dossier

Le CCTP décrit les ouvrages, les plans donnent la géométrie, le cadre de prix impose le découpage. Ce que l'acheteur a écrit fait foi : une ligne mal lue est une ligne mal chiffrée.

Calculer le coût

Pour chaque ouvrage, ce qu'il coûte réellement à produire : matériaux, main d'œuvre, matériel, sous-traitance. C'est le sous-détail de prix, la matière première de toute l'étude.

Décider le prix

Du coût au prix : les frais du chantier, ceux de l'entreprise, puis la marge, arbitrée avec la direction selon l'envie de gagner ce marché-là. C'est une décision, pas un calcul.

La méthode

Quatre étages, toujours dans le même ordre.

Comment faire une étude de prix ? La méthode ne change pas avec la taille du dossier. Ce qui change, c'est le nombre de lignes sur lesquelles il faut la répéter.

1 L'ouvrage Le déboursé sec Ce que la ligne coûte à produire, sans rien d'autre : matériaux au prix fournisseur, heures de main d'œuvre, matériel, sous-traitance éventuelle. Le sous-détail de prix, ligne par ligne.
2 Le chantier Les frais de chantier Ce que le chantier coûte en dehors des ouvrages : installation, base vie, encadrement, sécurité, nettoyage, repli. Répartis sur les lignes, ou en poste dédié si le cadre le permet.
3 L'entreprise Les frais généraux La part des coûts fixes de l'entreprise que ce chantier doit porter : structure, assurances, bureaux, fonctions support. Un taux propre à chaque entreprise, jamais un chiffre copié.
4 La remise La marge, et le prix de vente Le dernier étage est une décision d'entreprise : la marge visée sur ce marché, selon la concurrence attendue et l'envie de le gagner. Le total se reporte dans le bordereau imposé. C'est ce prix-là qui engage, à la signature.

Un prix trop bas se paie deux fois. En marché public, une offre jugée anormalement basse doit être justifiée, et peut être écartée. Une étude de prix ne sert pas à être le moins cher : elle sert à savoir en dessous de quoi on ne descend pas.

Le sous-détail de prix de trois lignes de bordereau, annoté
Un sous-détail de prix fait en entier, sur trois lignes de bordereauDéboursé sec, frais de chantier, frais généraux, aléas, marge, prix de vente et coefficient K, avec pour chaque nombre où on le trouve et l'erreur classique en face. Le document que cherche une étude de prix qui démarre. PDF.

Un e-mail, aucune carte. Le document s'ouvre aussitôt.

Les trois documents

La même étude, trois formats imposés.

Vous ne choisissez pas le document : le dossier de consultation l'impose. Les trois se confondent souvent, et la confusion coûte cher, parce qu'ils n'engagent pas la même chose.

La DPGF

Décomposition du prix global et forfaitaire. Le marché est au forfait : c'est le TOTAL qui engage. Une quantité sous-estimée dans une ligne reste à votre charge. La DPGF, mode d'emploi.

Le BPU

Bordereau des prix unitaires. Le marché est à bons de commande : chaque PRIX UNITAIRE engage, les quantités réelles feront le montant. À quoi sert un BPU.

Le DQE

Détail quantitatif estimatif. Vos prix unitaires appliqués à des quantités estimées par l'acheteur, pour comparer les offres : son total ne s'exécute pas tel quel. Le DQE, et sa différence avec le BPU.

Ce que ça coûte

L'étude de prix se paie, que le marché soit gagné ou perdu.

Qui paye les études d'un projet ? Dans une réponse d'appel d'offres : vous. Elle se paie en temps d'étude, engagé avant de savoir si le marché sera gagné. C'est pour cela que deux décisions comptent autant que le chiffrage lui-même : quels dossiers on chiffre, et à quelle vitesse.

Chiffrer à la mainle bordereau vide devant soi
Chaque prixCherché dans les archives des anciens dossiers, ou estimé de tête
Chaque quantitéPrise telle quelle, rarement vérifiée contre les pièces du dossier
Le prix trop basDécouvert à l'exécution, quand la ligne perd de l'argent
Le tri des dossiersAu jugé, sous la pression de la date de remise
Avec le modulevos équipes valident
Chaque prixProposé depuis les marchés réellement attribués, avec sa source visible
Chaque quantitéLe bordereau importé tel quel, PDF ou tableur, lignes et unités conservées
Le prix trop basSignalé pendant l'étude, quand il est encore temps de le corriger
Le tri des dossiersLe Go / No-Go pèse le dossier avant d'engager l'étude. Voir la décision

À ce moment-là, dans Doaken

L'étude de prix se paie en jours de travail, engagés avant de savoir si le marché sera gagné. Dans Doaken, le CCTP, le CCAP et le DPGF sont lus ensemble et le bordereau est chiffré ligne à ligne, chacune décomposée avec la source de son prix : 105 lignes en 13 minutes. La marge, elle, reste votre décision.

Chiffrer mon bordereau

Ce que l'outil porte

La méthode reste la vôtre. La répétition, non.

Ce qui rend l'étude de prix lourde, ce n'est pas la méthode : c'est de la répéter sur cent lignes. C'est exactement la partie que le module prend.

Votre bordereau entre tel quelDPGF, BPU ou DQE, en PDF ou en tableur. Les lignes, unités et quantités du dossier sont conservées : c'est le document de l'acheteur qui fait foi.
Chaque ligne reçoit une proposition de prixTirée d'une base de plus de 367 000 marchés publics attribués (data.gouv.fr), et de vos propres études passées.
Les écarts sont signalésUne ligne loin des prix constatés est marquée pendant l'étude, dans les deux sens : trop haute pour gagner, trop basse pour tenir.
Vos équipes valident, ligne à ligneChaque proposition montre d'où elle vient. Vous ajustez, vous arbitrez la marge, vous engagez. La décision de prix reste la vôtre.
Le bordereau ressort chiffré105 lignes en 13 minutes, 200 lignes en 20 minutes, au format attendu par l'acheteur, prêt pour le dossier de remise.

Questions

Tout savoir sur l'étude de prix.

Comment faire une étude de prix ?

En quatre étages, toujours dans le même ordre : le déboursé sec de chaque ouvrage (matériaux, main d'œuvre, matériel), les frais de chantier (installation, encadrement, sécurité), les frais généraux de l'entreprise, puis la marge. Le total se reporte dans le document que le dossier impose : DPGF, BPU ou DQE.

En quoi consiste le métier d'études de prix ?

Transformer un dossier de consultation en prix engageant. L'ingénieur études de prix lit le CCTP et les plans, établit les quantités quand elles ne sont pas fournies, consulte fournisseurs et sous-traitants, calcule les déboursés, monte le prix et remplit le bordereau. Il travaille avec les conducteurs de travaux, les achats et la direction, qui arbitre la marge.

Combien coûte une étude de prix, et qui la paye ?

Dans une réponse à un appel d'offres, l'étude de prix est à la charge de l'entreprise qui répond : elle se paie en temps d'étude, que le marché soit gagné ou perdu. C'est pour cela que le tri des dossiers avant chiffrage compte autant que le chiffrage lui-même. Le coût d'une réponse, en détail.

Quelle est la différence entre DPGF, BPU et DQE ?

Les trois portent la même étude de prix sous trois formats. La DPGF décompose un prix global et forfaitaire : le total engage. Le BPU liste des prix unitaires : chaque prix engage, les quantités réelles feront le montant. Le DQE applique ces prix unitaires à des quantités estimées pour comparer les offres : son total ne s'exécute pas tel quel.

Comment réaliser une étude de prix en bâtiment ou en génie civil ?

On part du CCTP et du cadre de prix fourni au dossier. Pour chaque ligne : la définition exacte de l'ouvrage, la quantité (fournie ou métrée), le sous-détail de prix, puis les frais et la marge. La logique est la même dans les autres secteurs qui répondent à des appels d'offres : nettoyage, restauration, maintenance, services.

L'outil remplace-t-il l'ingénieur études de prix ?

Non. Le module propose chaque prix depuis une base de plus de 367 000 marchés attribués publics et signale les écarts ; chaque ligne montre d'où vient sa proposition, et vos équipes valident, ajustent et engagent. La décision de prix reste la vôtre. La fiche du module de chiffrage.

Aller plus loin

Autour de l'étude de prix.

La preuve, avant la démo

L'étude de prix, dite en un paragraphe.

Une étude de prix transforme un dossier de consultation en prix engageant, en quatre étages : déboursé sec par ouvrage, frais de chantier, frais généraux, marge, reportés dans le document imposé par le dossier (DPGF, BPU ou DQE). Elle est à la charge de l'entreprise qui répond, que le marché soit gagné ou perdu. Doaken chiffre un bordereau de 105 lignes en 13 minutes et de 200 lignes en 20 minutes, en proposant chaque prix depuis une base de plus de 367 000 marchés publics attribués (data.gouv.fr), avec signalement des écarts dans les deux sens ; chaque ligne montre sa source et vos équipes valident. Relevé de septembre 2026.

Les pièces du dossier, une par une :

Où l'outil intervient, en clair.

Vous venez de lireCe que Doaken en fait
Le déboursé sec de chaque ouvrage, calculé à la mainChaque ligne décomposée en main-d'œuvre, matériaux, frais et marge
Le prix cherché dans les archives des anciens dossiersLa source de chaque prix affichée en face de la ligne
Cent lignes à reprendre une par une105 lignes chiffrées en 13 min, dans le fichier reçu
Décider quels dossiers méritent l'étudeLe dossier lu en 5 à 10 min : lots, critères et leur poids, échéances, clauses d'argent du CCAP

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Voyez votre prochain bordereau se chiffrer ligne à ligne.

15 minutes de démonstration, sur un de vos bordereaux. Vous repartez avec les lignes chiffrées, la source de chaque proposition, et les écarts signalés.

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